Jean Jacques MILTEAU sextet mercredi 19 juillet 2017

Photo jjmilteau blog

" ON VA Y ARRIVER " WE’RE GONNA MAKE IT. JEAN JACQUES MILTEAU SEXTET.

 

     Blues and Soul, c’était une soirée Blues and Soul. 

     Dès les premiers riffs d’harmonica de Jean Jacques Milteau, le public est vite un peu "blues" et un peu saoul, (oh pardon) "soul", tant cette musique fait chavirer les cœurs.

 

     Temps clair, vent fort, front chaud, qui nous vient des Etats-Unis là, où il y a cent ans, était gravé le premier disque de jazz de musiciens venus de Nouvelle Orléans.

  

     Tangage assuré toute la soirée, dans les travées ça balance au rythme des accords de Manu Galvin à la guitare, de Gilles Michel à la basse et Eric Laffont à la batterie.    Une petite invocation aux accents gospel portée par les voix chaudes de Michael Robinson et Ron Smith et c’est parti  pour une heure trente de voyage, de "route" du coté de Memphis.

 

      L’harmonica, c’est le vrai compagnon de ceux qui font la "route", il se tient dans le creux de la main, et se loge dans la poche du pantalon. Il véhicule beaucoup du mythe américain, mais on le dégaine avec précaution, et on le tient contre soi, tout contre ses lèvres, au point de les meurtrir, ce qui lui valu son surnom de "ruine babines".

    

     Jean Jacques Milteau c’est la rencontre d’un homme, d’un instrument, et d’une légende du blues : Sonny Terry. Après lui bien d’autres sont venus peupler son imaginaire toujours dédié à cette musique qu’il aime depuis tant d’années. Il nous confie : "cette musique est une musique universelle parce que c’est une musique d’espoir", et d’enchainer avec une chanson au titre évocateur, We’re gonna make it, On va y arriver. 

     

    Rock n’ Roll will never die, c’est sur, l’applaudimètre confirme. Cette musique vivra tant qu’elle sera servie par de tels musiciens. Down the Mississippi, Higher and Higher, Will you come, suivent, des thèmes irrésistibles qui soudent la salle et la scène.

    Pour avoir tant fait la route, Jean Jacques Milteau en a gardé une grande ouverture aux autres. Il lance Sunrise Peacefully pour nous rappeler la permanence des détresses, des exils, des migrations.

 

   La musique qu’il nous livre est faite pour lier les hommes, une musique qui vous ramène aux sources du folk, du country blues, des Josh White, Big Joe Williams, Sony boy Williamson …

 

   "On va y arriver", la preuve est faite, visages hilares, regards ébahis, après trois bis, c’est une véritable ovation que font les spectateurs au "Jean Jacques Milteau Sextet" avant de quitter la salle à regret.

 

Christiane PICHON

 

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