Julie SAURY sextet lundi 17 juillet 2017

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   JULIE SAURY FAIT SWINGUER MAXIM.

     Elle a mené son projet à son terme avec succès Julie Saury: honorer la longue carrière de son père Maxim Saury fameux clarinettiste, soixante ans de carrière dédiée au jazz.

     Elle dit avoir grandi avec le jazz traditionnel, voulu s’en éloigner et y revenir.

Et de quelle manière ! La démonstration est faite, en chef de clan, derrière sa batterie, elle livre un jazz traditionnel revu et transformé. Toute la magie d’un Swing d’aujourd’hui, avec des ornements, des arrangements, introduits par des musiciens ingénieux et talentueux. 

   Elle nous donne l’impression d’avoir adoré ce projet, et elle a bien raison. Dès les premiers instants Julie Saury  donne l’impulsion à un style, et le public adore quand, dès les premiers accords, on sent que ça passe, ça s’installe, ils y sont, et on y est.  

    Silence on joue, pam pam , pam, pam pam, quelques frappes de caisse à petite dose, et qui entrainent de manière subtile, Aurélie Tropez à la clarinette, Shannon Barnett au trombone, Frederic Couderc au saxophone, Philippe Milanta au piano, Bruno Rousselet à  la contrebasse. Les plus anciens ont joué avec Maxim, et le tout fait une excellente formation, où les originalités se fondent pour la cause commune: faire de la bonne musique.  

   Ils ouvrent la session en enchainant Sweet Georgia Brown, Moppin and Boppin, Basin Street blues, pour démontrer que l’on sait allier jazz traditionnel, et interprétation contemporaine . 

  Et pour Saint Louis Blues, sur scène tout s’emballe, fantaisie, frénésie, et imagination au pouvoir. 

  Fréderic Couderc nous propulse dans une ambiance tropicale. L’homme aux deux saxos n’est pas manchot, sous son bras, autour du cou, pend un inventaire d’instruments à la Prévert, des appeaux, un Swanny sax et d’autres bizarreries que l’on ne sait pas identifier mais qui parviennent parfaitement à nous plonger dans l’atmosphère tropicale des Bayous. C’est une musique qui, pour peu que l’on adhère au principe de libre adaptation, étonne, et fait plaisir.

  Et puis il y a eu les petites pauses "charme" lorsque Shannon Barnett délaissant pour un temps son trombone, s’empare du micro pour chanter des ballades comme Together.

  Julie Saury voulait une rythmique sublimée par les talents de ses partenaires. Pour la rythmique pas de problème, elle percute. Pour le reste mission accomplie. Julie Saury Sextet: une formation originale, élégante, créative,  pour le jazz  et  FOR MAXIM.

Christiane PICHON

 

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