Concert China Moses. 21 juillet 2016

China moses jazz y krampouezh 2016

       "On a tous une histoire", 

       Dit China Moses , pour elle ce qui compte c’est d’abord l’histoire, ensuite la mélodie, et ensuite le rythme . Il faudrait ajouter la gestuelle, elle veut se faire comprendre et fait le show depuis le premier thème : " Dinah’s blues"  jusqu’ au dernier : "Nicotine ". 

     Elle  chante , danse  , raconte, et nous dit que c’est un exercice inconfortable de se mettre à nu quand on a une histoire familiale si prégnante derrière soi. Cela n’apparait pourtant pas sur scène, elle a le rythme dans la peau, et livre un spectacle plein de gaité  et de fantaisie. 

    "Et le Jazz dans tout cela ?"…

   A  la question et le jazz dans tout cela ? China Moses  répond : je ne sais pas, tout compte pour moi, Soul, Groove  Funk. Elle prend ses libertés, et intègre ce qui convient à sa personnalité, signe de liberté c’est sur, mais sans doute aussi autre chose, elle l’avoue, le jazz l’impressionnait à cause de sa mère Dee Dee Bridgewater.

 "Disconnected "du jazz, comme le titre du 3 ème thème de ce concert ? mais non, il est là ,dans  les accords de basse de Luke Winter et les envolées de Flo Fourlin (saxophones) . 

    Quand elle  se pose cinq minutes  et vient s’adosser au piano de Joe Armon Jones,  elle ferme les yeux , et semble se recueillir, un instant de calme, une écoute attentive  de ce que font Luke, Flo, Joe,  et  Marius Aleksa à la batterie. 

  Elle aime Peggy Lee, Nancy Wilson,  Dinah Washington, Janis Joplin. De la " Mama Cosmique " elle en a l’énergie, et cette forte présence scénique. Mais elle sait aussi la retenir cette énergie, et laisser filer un timbre de voix adouci et soutenu par le souffle du saxophone pour interpréter "Whatever ". 

 Elle raconte tout China, y compris la rencontre avec son époux (un nommé Nedellec ,tiens donc ils sont partout ces bretons ), et elle égrène sur une ligne de basse continue " on a parlé, on a parlé, on a parlé " …..

  Et elle a chanté, chanté, chanté devant une salle comble, et terminé sur deux bis dont "Nicotine", car elle le dit, quand on est chanteur, on l’est à vie, une sorte d’addiction donc.

  En tous cas certains sont repartis sérieusement accros à China Moses,  marraine du 6 ème festival " Jazz’y Krampouezh".

 

 

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